Interpellez vos eurodéputés pour bloquer le déploiement des NGT!!!!

Le mercredi 28 janvier, la Commission ENVI s’est prononcée majoritairement, avec 59 voix pour et 24 contre, en faveur du texte sur la déréglementation des plantes issues des nouvelles techniques génomiques (NGT).

Ce projet de règlement, qui sera débattu en plénière le 27 avril prochain au parlement européen, dérégule le cadre réglementaire protégeant les consommateurs et les agriculteurs des OGM sous couvert de l’utilisation des NGT.

Dans ce contexte, il est toujours possible de faire adopter des amendements par les eurodéputés, susceptibles de rétablir des barrières dans les domaines de la traçabilité et des brevets, afin d’éviter la privatisation du vivant et garantir la sécurité des consommateurs.

Contactez les députés européens français : https://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search/advanced?countryCode=FR

>Plus d’infos sur POLLINIS

Il a osé le dire…SAUF QUE

Qui coûte cher en agriculture ? 

 Qui crée des emplois ? 

Données du Ministère de l’agriculture (RICA 2024):

En 2024 pour l’OTEX « bovins lait » le montant des subventions par exploitation a été de 60 000€ pour les grandes exploitations (plus de 250 000 € de produit brut standard – PBS-) versus 25 500 € pour les petites (mois de 100 000€ de PBS). Ainsi ces « grandes » fermes ont dégagé un RCAI/UTA1 non salarié de 49 343 € versus 18 789 € (soit 2,6 fois plus).    

Ces exploitations occupent en moyenne 166 ha et possèdent 188 UGB2. Elles génèrent beaucoup moins d’emplois que les petites fermes soit 1,74 UTA/100 ha versus 2,43.  Elles ont des charges d’achat d’aliments plus élevées rapportées à l’UGB 618 € versus 398 € (soit 1,6 fois plus). Elles utilisent aussi 6 fois plus de pesticides 72€/ha versus 13 €/ha.

Source : RICA 2024 https://lnkd.in/eqFzbww2

1 RCAI = revenu comptable avant impôt et UTA = unité de travail annuel. C’est l’unité de mesure de la quantité de travail humain fourni sur chaque exploitation agricole. Cette unité équivaut au travail d’une personne travaillant à temps plein pendant une année.

2 UGB = unités de gros bétail

Duplomb persiste : Après une première pétition, le pesticide interdit revient à la charge !

Signez pour bloquer cette seconde tentative.

En juillet 2025, la loi Duplomb avait suscité une mobilisation sans précédent, avec plus de 2 millions de signatures contre la réintroduction des néonicotinoïdes, ces pesticides tueurs d’abeilles. Malgré la censure du Conseil constitutionnel pour défaut d’encadrement suffisant, le sénateur Laurent Duplomb persiste et propose un nouveau texte visant à réautoriser l’acétamipride, un insecticide neurotoxique de la famille des néonicotinoïdes, déjà interdit en France mais toujours utilisé dans d’autres pays européens.

👉 Je signe la pétition

Pourquoi cette loi est-elle dangereuse ?

L’acétamipride n’est pas un pesticide anodin. Les études scientifiques montrent qu’il :

  • Détruit les pollinisateurs en agissant sur leur système nerveux central, menaçant ainsi la biodiversité et la pollinisation des cultures.
  • Contamine durablement les sols et les nappes phréatiques, avec des risques avérés pour la santé humaine, notamment sur le développement cérébral des enfants.
  • Affaiblit la souveraineté alimentaire en maintenant notre agriculture dans une dépendance aux solutions chimiques, alors que des alternatives agroécologiques existent et doivent être soutenues.

Où en est-on aujourd’hui ?

Un débat a eu lieu à l’Assemblée nationale le 11 février 2026, une première dans l’histoire de la Ve République. Pourtant, aucun vote n’a été organisé, et le gouvernement tarde à prendre position. Pendant ce temps, la nouvelle pétition contre ce texte a déjà recueilli plus de 283 000 signatures. Pour forcer un nouveau débat et espérer un vote, nous devons atteindre les 500 000 signatures.

Agissons ensemble !

Chaque signature compte pour montrer que la société civile refuse ce retour en arrière. Signez et partagez massivement cette pétition pour dire NON à l’acétamipride et OUI à une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement :

👉 Je signe la pétition

LETTRE OUVERTE AU SUJET DES FONDS DE FORMATION VIVEA

Mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs
Mesdames les députées, Messieurs les députés,
Mesdames et messieurs les Élu.e.s régionaux,
Madame, Monsieur,

Nous nous permettons de vous interpeller au sujet de l’évolution récente des priorités de VIVEA en matière de soutien aux formations professionnelles agricoles ; lesquelles écartent de fait de nombreuses offres axées sur l’agroécologie, l’indépendance technologique des agriculteurs et sur les alternatives visant à promouvoir une agriculture respectueuse de la biodiversité et de l’environnement.

En effet, depuis fin 2025, d’une manière assez brutale, sans concertation ni préavis, les élus de plusieurs régions contraignent VIVEA à ne plus financer certaines formations auparavant soutenues, au profit de choix qui nous interrogent et nous semblent discutables et pour tout dire même décalés avec l’attente sociétale, telle qu’elle semble se traduire à travers l’expression populaire et dans une récente étude institutionnelle.

Ainsi, la priorité que Vivea a été amenée à manifester vis-à-vis des formations obligatoires Certiphyto, qui, soyons honnêtes, sont en fait une aide proposée pour permettre aux agriculteurs de continuer à utiliser les pesticides en améliorant leur sécurité d’emploi. Ceci nous apparaît tout à fait dissonant vis-à-vis des attentes des 2,3 millions de signataires de la Pétition contre la Loi Duplomb qui ont traduit sans ambiguïté la volonté d’une nouvelle agriculture à taille humaine et moins dangereuse pour la santé publique.

Cette pétition a appelé une nouvelle agriculture à taille humaine et a largement signalé le rejet d’un modèle agro-industriel basé sur des systèmes hyper-dépendants tels que les fermes-usines et les mégabassines.

De la même manière, l’enquête de l’Office Français de la Biodiversité, « Les Français préoccupés par l’environnement » réalisée en mai 2025, démontre de manière spectaculaire que la préoccupation de 90% des Français pour la préservation de l’environnement, notamment en ce qui concerne, la pollution de l’eau (91 %), la destruction des forêts (89 %), la disparition d’espèces animales (87 %).

Cette préoccupation des Françaises et des Français n’est pas une lubie « d’écolo-parisiens » ou de « néo-ruraux extrémistes».

Elle ne souffre d’aucun clivage géographique : les habitants des zones rurales sont 93 % à penser qu’il faut renforcer la protection de l’environnement.

Toutes ces préoccupations populaires légitimes doivent se traduire par une politique volontariste et concrète de soutien à toutes les formations qui peuvent aider les agriculteurs à évoluer dans le sens attendu par la société française dans son écrasante majorité.

Or, aujourd’hui, de très nombreuses et nombreux candidats sont privés des enseignements et des stages de formations pour lesquels ils se sont inscrits avec intérêt et engagement ; ils en perdent le bénéfice pour lequel ils cotisent à la MSA, parfois depuis de nombreuses années.

Nous vous demandons par conséquent de reconsidérer rapidement cette orientation injuste et contre-productive pour la richesse et la diversité de l’agriculture française, qui met en péril des acteurs de la formation qui sont pourtant en phase totale avec
les enjeux agricoles et environnementaux d’aujourd’hui*.

Veuillez accepter madame monsieur l’expression de nos sentiments les meilleurs

* Des structures comme par exemple, l’Atelier Paysan ou les ADDEAR, voient certaines de leurs offres habituelles brusquement récusées comme « non prioritaires »

Le syndicat SIMPLES